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Macaire ETTY (Ecrivain, critique littéraire)

« J’EPROUVE AUTANT (PLUS) DE PLAISIR A OUVRIR UN LIVRE QU’A DESHABILLER UNE JOUVENCELLE »

Macaire ETTY est Professeur de lettres modernes de formation. Critique littéraire, il est chroniqueur à Fraternité Matin, le journal gouvernemental, après avoir été pendant une décennie collaborateur du quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier. En plus, depuis 2012, il est le responsable littéraire de Frat’ Mat éditions. Au Ministère de l’Education Nationale où il est en poste, il est chargé d’étude au service des Arts et Culture à la Direction de la Vie Scolaire depuis octobre 2014. Il est, par ailleurs, écrivain et auteur de deux romans « Gloire et Déclin Apocalyptique » (dhart éditions, Canada) et « La Loi des Ancêtres » (éditions Matrice, Abidjan). Deux livres qui sont de véritables exercices esthétiques. Macaire Etty est mon invité du jour, il nous parle de sa passion.

Macaire Etty

« Je ne sais plus exactement à quand remonte mon histoire avec la lecture. Je crois que j’ai toujours été friand des livres. Je crois que j’ai toujours aimé déchiffrer les lettres et leurs différentes combinaisons. Elève, étudiant, enseignant, critique littéraire puis écrivain, j’ai fait de la lecture ma passion, ma folie. J’aime l’odeur des livres neufs. J’aime leurs effluves enivrants. Pour moi, il n’y a pas distraction aussi saine, activité aussi porteuse, occupation aussi généreuse que la lecture. Je suis ivre de livres ; car les livres me délivrent.

Je lis partout, je lis dans toutes les positions. Je lis assis, couché, dans un véhicule, dans un jardin. Il ne se passe pas un jour sans que je ne me plonge dans cet univers de lettres et de magie. Je me rappelle que ma (une) petite amie, quand j’étais étudiant, m’avais quitté parce qu’elle estimait que je consacrais plus de temps à mes livres qu’à notre relation.

Dès mon enfance, je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Je dévorais les BD, je dévorais des bouts de journaux. Je lis tous les livres : les essais, les romans, les œuvres poétiques et dramatiques. Mais au plus profond de moi, je suis un amoureux de la poésie, de la belle écriture, de la belle image. Je l’ai dit une fois : j’éprouve autant (plus) de plaisir à ouvrir un livre qu’à déshabiller une jouvencelle. Mon histoire d’amour avec le livre dure, s’étire, s’éternise …Ah quel amour !!!

Je n’oublierai pas de sitôt Le Prophète de Khalil Gibran. Mon esprit soupire encore quand je parle de L’aventure ambiguë de Cheick Hamidou Kane. Baudelaire a réussi à faire un petit nid dans mon cœur avec Les Fleurs du Mal. Shakespeare, Dotoïsvsky, Flaubert, Kourouma etc. continuent de m’inonder de bonheur.

Mais le livre qui m’a marqué, profondément, éternellement, définitivement c’est bien sûr Le Cahier d’un retour au pays Natal d’Aimé Césaire. Quel monument ! Quel édifice !

Ma bibliothèque est une mosaïque de livres. Elle comprend divers ouvrages de différentes origines. En plus de mes deux romans, je conseille aux amoureux de lecture de lire: Aimé Césaire (Le Cahier d’un retour au pays Natal), Virgil Georghiu (toute son œuvre), Paulo Coelho (L’alchimiste), Charles Baudelaire (Les Fleurs du Mal), Pablo Neruda (toute son œuvre), Tiburce Koffi (Mémoire d’une tombe), Maurice Bandama (Le Fils de l’enfant mâle), Azo Vauguy (Zakwato) »…

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