De la Poétesse Natagaari à moi !

J’ai fait mon après-lecture de « Corps et âme ». Un peu maladroit, mais tout de même un après-lecture 😃

Ce livre s’intitule : corps et âme. Il aurait pu tout aussi bien s’appeler : parts
d’êtres épars ! Ou lambeaux de vies, que sais-je ! Tellement les âmes de ses « acteurs » sont agitées, leurs destinées, singulièrement tragiques !
Un détail m’a frappée en lisant les deux premières nouvelles : le choix dantesque que les personnages principaux font pour résoudre leurs problèmes quasi continuels : le départ précipité ! Elles préfèrent dire oui aux avances de ce vil ami qu’est le spectre éhonté du suicide.
D’ailleurs la mort est très présente dans ces histoires : meurtres… suicides… c’est comme si ces êtres avaient été conçus dans le giron infernal de quelque grande calamiteuse ; ils sont si tourmentés en eux-mêmes, que je les eusse affirmés issus de l’amour entre la mort et l’Érèbe. ayant pour génitrice la faucheuse, ces êtres étranges se voient maintenant rappelés par elle, enserrés par les liens ténébreux de sa funèbre affection.
Ces frères de mort ont deux dénominateurs communs :
– Ils fument et c’est bien dommage. Car à chaque jour suffit sa peine !
– Derrière leur apparence de meurtriers, de suicidaires, ce sont des êtres qui crient au secours. Des êtres qui ont besoin d’aide… des êtres qui ont besoin d’être.
Une histoire m’a embué les yeux de larmes : c’est celle de ce garçon loin d’être mauvais, mais qu’on a contraint à porter le fardeau de sa propre naissance !
« Je n’ai pas la prétention de vouloir changer le monde, de le remodeler selon mes idées. Je voudrais seulement vivre ma vie, sans qu’on ait à me condamner, du moment que je ne fais de mal à personne. »
Ces phrases m’ont émues. Elle résumaient sans l’occulter, toute sa souffrance. Et à travers ses lèvres, des millions de personnes se sont exprimées. Des personnes qui n’ont rien fait de mal, et qui aspirent au plus fondamental de leur droit : être libres. Pas d’une liberté hypocrite, aux contours injustement étriqués par la société.
Certains récits ont aussi une fin troublante. J’en suis arrivée à m’écrier en silence : mais… et la suite ?
Bref par ce recueil dont j’ai apprécié la lecture, je me suis posé bien des questions existentielles… j’ai médité sur bien des choses étonnantes… Pour en arriver à la conclusion que…
1- je n’aurais pas dû manger une tartine beurrée en le lisant car l’intérieur de ma première de couverture en a été tâchée !
2- Mais aussi, que la vie n’est pas toujours cadeau ; elle est pour certains, fardeau. À ce moment là, c’est peut-être nous qui avons failli à notre rôle de maillon de chaine, et dont l’un des devoirs est de soutenir l’autre, consoler l’orphelin, protéger le vulnérable.

corps et âme

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